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Analyse du jour

Analyse des opérations M&A & levée de fonds du 1 juillet 2026

Seize opérations ce 1er juillet, de l'intelligence industrielle à la défense autonome : Schneider rachète Cognite à 3,1 Md$, EDF cède ses actifs nord-américains à KKR pour 4,2 Md€, CMA CGM étend son empire logistique ibérique — le tour d'horizon complet pour décideurs et investisseurs.

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📊 Le pouls du jour28 opérations · 15 M&A · 13 levées · 21,7 Md€ en jeu.

Seize opérations traitées aujourd'hui, pour un volume agrégé qui dépasse les 10 milliards d'euros. Le M&A industriel et énergétique domine en valeur — Schneider/Cognite, EDF/KKR, JD.com/Ceconomy —, pendant que le venture européen irrigue la défense autonome, la biotech antibiotique et la fintech PME. Voici l'essentiel, sans filtre.

🤝 Fusions-acquisitions du jour · 8

Le marché M&A du jour — chiffres et top opérations

À la une — les opérations décryptées

Schneider rachète Cognite : l'IA industrielle a désormais un prix de référence

Source : boursedirect.fr →

Schneider Electric acquiert 100 % de Cognite, éditeur norvégien de logiciels industriels et d'IA agentique, pour 3,1 milliards de dollars en cash. La cible affichait plus de 170 millions de dollars de revenus récurrents en 2025, en croissance de 36 % par an, et sera intégrée à AVEVA, la filiale logicielle de Schneider.

La lecture immédiate : Schneider comble un angle mort. AVEVA excelle dans la supervision et l'historisation des données de process ; Cognite apporte la couche qui transforme ces données en décisions opérationnelles autonomes — ses agents Atlas peuvent piloter une maintenance prédictive ou optimiser un workflow d'ingénierie sans intervention humaine. Le tout à 18 fois le revenu récurrent annuel, multiple qui deviendra la référence de marché pour la catégorie « IA opérationnelle industrielle ».

Ce qui mérite qu'on s'y arrête : le prix dit quelque chose sur la nature de l'actif acheté. Schneider ne paie pas pour du chiffre d'affaires — il paie pour une position dans la chaîne de valeur qui est en train de se reformer. L'usine du futur n'a pas besoin d'un logiciel de plus ; elle a besoin d'un cerveau qui lise les données de toutes les machines, de tous les capteurs, de tous les fournisseurs, et agisse directement. Cognite est l'une des rares plateformes capables de faire ça à l'échelle industrielle, avec des connecteurs natifs vers les environnements OT les plus complexes. En l'absorbant dans AVEVA, Schneider construit un actif que ses concurrents (Siemens, Honeywell, Emerson) ne pourront pas répliquer en moins de trois à cinq ans — le temps de former les modèles sur les données industrielles réelles, qui sont précisément ce que Cognite a accumulé chez ses clients.

Pour Aker ASA, l'actionnaire fondateur norvégien, c'est une sortie à environ 20 fois sa mise initiale et 1,48 milliard de dollars en cash — la plus grande sortie logicielle et IA de l'histoire de la Norvège. Pour un capital français industriel ou un fonds mid-cap exposé à l'automatisation, le signal est clair : les actifs logiciels qui s'enfoncent dans les opérations physiques valent désormais des multiples que seuls les SaaS purs obtenaient il y a cinq ans.

EDF cède ses activités nord-américaines d'EDF Power Solutions à KKR pour 4,2 Md€

Source : 24matins.fr →

EDF annonce la cession à KKR de l'ensemble de ses activités d'EDF Power Solutions aux États-Unis et au Canada, pour 4,2 milliards d'euros.

La logique de surface : EDF allège son bilan sous pression de la dette et recentre ses ressources sur le programme nucléaire français et les projets européens. KKR, infrastructure specialist, rachète des actifs énergétiques nord-américains à un moment où la demande d'électricité explose (data centers, réindustrialisation, électrification des transports).

La lecture plus froide : EDF vend au moment où ces actifs valent cher — précisément parce que la demande d'énergie outre-Atlantique n'a jamais été aussi forte. C'est une décision de bilan plus que de stratégie industrielle. Pour KKR, c'est l'inverse : acquérir de la capacité de production et de distribution d'énergie en Amérique du Nord en 2026, c'est se positionner sur ce qui sera le nerf de la guerre numérique et industrielle pour la décennie. Les infrastructures énergétiques sont redevenues des actifs stratégiques de premier rang — moins spectaculaires que l'IA, mais structurellement plus défensifs.

JD.com / Ceconomy : l'Europe s'ouvre, mais avec des conditions

Source : scmp.com →

JD.com, géant chinois du commerce en ligne, obtient le feu vert des autorités allemandes pour son offre de 2,3 milliards d'euros sur Ceconomy (MediaMarkt, Saturn). L'approbation est assortie de conditions strictes sur la protection des données des clients allemands et de droits de surveillance et de révocation accordés à Berlin. L'enquête de la Commission européenne sur les subventions étrangères reste ouverte, de même que les procédures en Autriche et en Espagne.

Le feu vert allemand est symboliquement fort — il tombe le jour même d'une déclaration conjointe Chine-UE sur le commerce — mais il ne clôt pas le dossier. L'enquête européenne sur les subventions étrangères (Foreign Subsidies Regulation) est le vrai test : si Bruxelles conclut que JD.com a bénéficié d'aides d'État chinoises pour financer cette acquisition, la Commission peut bloquer ou démanteler l'opération. À suivre pour tout acteur qui s'interroge sur la porosité réelle du marché européen aux capitaux chinois.

Colis Privé / Paack : CMA CGM bâtit son réseau dernier kilomètre ibérique

Source : supplychainmagazine.fr →

Colis Privé (filiale de CEVA Logistics, elle-même filiale de CMA CGM) entre en négociations exclusives pour acquérir Paack Iberia (125 M€ de CA en Espagne et Portugal) et Paack France (49 M€). L'opération porterait Colis Privé au-dessus de 550 millions d'euros de chiffre d'affaires consolidé.

Paack Iberia a traversé une restructuration lourde en 2022-2023 (30 millions d'euros de pertes cumulées) avant de revenir à la rentabilité. Ce que CMA CGM achète n'est donc pas un actif en pleine santé — c'est un réseau physique déjà restructuré (82 sites en Ibérie, 21 hubs, 5 000 points relais) et, surtout, une plateforme technologique propriétaire — planification des tournées, suivi temps réel, gestion des retours — que Colis Privé prévoit d'intégrer à son propre système dès 2027.

La vraie valeur n'est pas dans les 174 millions d'euros de revenus combinés : elle est dans la densité du maillage physique ibérique, impossible à reconstruire from scratch à coût raisonnable, et dans la technologie d'optimisation de route qui peut s'appliquer à l'ensemble du réseau CMA CGM en Europe du Sud. Pour un armateur qui a bâti son empire sur le contrôle des flux conteneurisés, descendre jusqu'au colis de e-commerce livré à domicile à Madrid ou Barcelone, c'est fermer la boucle de bout en bout.

Persistent Systems / Nagarro : le pari européen d'un intégrateur indien

Source : cnbctv18.com →

Persistent Systems (IT services, Inde) acquiert Nagarro (services IT, Allemagne) dans une transaction valorisée à environ 115 millions d'euros. L'opération est présentée comme un levier d'expansion européenne — Allemagne, Suisse, France, Italie, Japon, Moyen-Orient — et non comme une opération d'échelle pure.

Le CEO de Persistent est explicite : il veut importer la trajectoire de croissance de Persistent (plus de 3 % de croissance séquentielle pendant 24 trimestres consécutifs) dans l'entité combinée. Nagarro apporte des expertises sectorielles — industriel, automobile, SAP — que Persistent n'avait pas en Europe. La question que se posent les investisseurs — dilution des marges par absorption d'une entité plus lente — est réelle, mais la logique géographique est solide : l'Europe reste sous-pénétrée par les intégrateurs indiens à forte croissance.

Corten Capital et Ampersand acquièrent Beacon Intelligence

Source : marketminute.com →

Les fonds Corten Capital et Ampersand Capital Partners finalisent l'acquisition de Beacon Intelligence, spécialiste de l'intelligence R&D en sciences de la vie, pour environ 680 millions d'euros. L'opération vise à accélérer la croissance de la plateforme dans un secteur — l'analyse et la veille pour la recherche pharmaceutique et biotech — où la consolidation s'accélère à mesure que les grands acteurs cherchent à rationaliser leurs outils d'information scientifique.

CVC acquiert Clevertech : l'automatisation industrielle italienne entre dans un grand fonds

Source : finance-monthly.com → · Secteur FinTech — 📬 s'abonner à la newsletter FinTech

CVC Capital Partners (via son fonds IX) acquiert 100 % de Clevertech auprès de REFA, la famille Reggiani réinvestissant en minoritaire. Clevertech affiche 236 millions d'euros de revenus et plus de 70 millions d'EBITDA en 2025 ; l'entreprise conçoit des systèmes d'emballage automatisé pour des clients internationaux.

La structure est classique mais bien pensée : la famille fondatrice reste au capital et aux commandes opérationnelles (Giuseppe Reggiani CEO, les autres membres aux postes clés), ce qui réduit le risque d'exécution dans une phase où CVC veut accélérer l'internationalisation. Le prix n'est pas communiqué, mais avec un EBITDA de 70 millions, les multiples habituels du secteur permettent d'estimer une valorisation dans une fourchette de 700 millions à 1 milliard d'euros. Pour un capital industriel français qui regarde l'automatisation d'emballage, c'est un signal de valorisation utile.

Pacific Avenue Capital Partners / ESE World : un carve-out d'Amcor sur les conteneurs de déchets

Source : accessnewswire.com →

Pacific Avenue Capital Partners finalise l'acquisition d'ESE World auprès d'Amcor, pour environ 300 millions d'euros de revenus. ESE World est le premier fabricant européen de systèmes de conteneurs de déchets et de recyclage, avec trois usines en Allemagne et en France (Crissey). L'opération est un carve-out classique : une division non-core cédée par un grand groupe d'emballage à un fonds spécialisé dans les transactions complexes. ESE World opère désormais de façon indépendante, avec un agenda de croissance organique et d'acquisitions complémentaires.

🚀 Levées de fonds du jour · 9

Le marché des levées du jour — chiffres et top levées

À la une — les opérations décryptées

Defacto demande l'agrément bancaire européen : la fintech qui veut changer de catégorie

Source : maddyness.com →

Defacto, fintech française spécialisée dans le financement court terme des PME (avances de factures, crédit BFR, carte de crédit), dépose une demande d'agrément d'établissement de crédit auprès de l'ACPR et de la BCE. Elle rejoint Revolut et Qonto dans ce processus, rarissime pour une startup de cette taille.

Voilà ce que cet agrément change vraiment. Aujourd'hui, Defacto prête de l'argent qu'elle a elle-même levé ou emprunté sur les marchés — son coût de ressource est celui d'une société de financement, pas d'une banque. Avec un agrément bancaire, elle peut collecter des dépôts, accéder au refinancement de la BCE, et réduire structurellement son coût du passif. Ce différentiel de coût, répercuté sur les taux proposés aux PME, devient un avantage concurrentiel durable que ses concurrents non-agréés ne peuvent pas répliquer sans passer par le même processus — qui prend des années.

L'autre dimension est géographique : le passeport européen permet d'opérer dans tous les États membres sans re-agrémentation locale. Defacto, qui distribue déjà via des partenaires comme Qonto ou Malt et propose une infrastructure de crédit en marque blanche à des banques (dont la Société Générale), peut ainsi devenir l'infrastructure de crédit PME à l'échelle du continent. Le 1,5 milliard d'euros mentionné semble correspondre à l'encours cible ou au volume de crédits distribués — pas à une levée de fonds au sens strict. La vraie levée ici, c'est celle du statut réglementaire.

Six Robotics lève 12 M€ pour l'autonomie en essaim

Source : arcticstartup.com → · Secteur Industrial Tech & Manufacturing — 📬 s'abonner à la newsletter Industrial Tech & Manufacturing

Six Robotics (Oslo, fondée en 2023) lève 12 millions d'euros en seed, menés par DTCP, avec participation du fonds danois d'État EIFO et de Scale Capital. La startup développe un logiciel d'autonomie pour systèmes sans pilote — drones, plateformes robotiques — capables de coordonner leurs actions en temps réel dans des environnements contestés. Elle travaille directement avec les Forces armées norvégiennes et l'établissement de recherche de défense FFI.

Le marché de la défense européenne est en phase de réarmement accéléré, et la demande pour des systèmes autonomes multi-agents (plusieurs drones qui se coordonnent sans opérateur humain pour chaque unité) est au cœur des doctrines d'emploi qui émergent en Ukraine et ailleurs. Six Robotics n'est pas un fabricant de drones — c'est un éditeur de logiciel d'autonomie, ce qui lui permet de se greffer sur n'importe quelle plateforme matérielle. C'est la position la plus défendable dans l'écosystème : le hardware se commoditise, le logiciel de coordination reste rare et difficile à reproduire.

Protein Brewery lève 18 M€ en extension de série B

Source : esgtoday.com → · Secteur HealthTech & Digital Health — 📬 s'abonner à la newsletter HealthTech & Digital Health

Protein Brewery (Pays-Bas) lève 18 millions d'euros en extension de sa série B, menée par ABN AMRO Sustainable Impact Funds, portant le total levé à plus de 70 millions d'euros. La startup produit Fermotein, une protéine fongique issue d'un procédé de fermentation qui consomme 5 à 30 fois moins d'eau et 5 à 20 fois moins de terres que les protéines végétales classiques, avec une autorisation Novel Food européenne obtenue. Les fonds financeront la montée en capacité de production (objectif : plus de 2 000 tonnes par an) et l'expansion commerciale en Europe.

La participation d'ABN AMRO Sustainable Impact Funds est notable : les grands fonds bancaires néerlandais ne s'engagent pas sur des extensions de série B sans conviction sur la trajectoire de rentabilité. Fermotein a un profil nutritionnel complet (protéine entière) et un coût de production qui descend avec l'échelle — deux conditions pour pénétrer l'industrie alimentaire au-delà des niches premium.

Jota lève 30 M$ en série A : la banque conversationnelle pour entrepreneurs brésiliens

Source : finsmes.com →

Jota (São Paulo, fondée en 2024) lève 30 millions de dollars en série A à une valorisation post-money de 185 millions de dollars, menée par Haun Ventures avec HOF Capital, Alter Global et Greyhound Capital. La startup développe une plateforme bancaire native IA accessible via WhatsApp — paiements, analyse financière, crédit — pour les petits entrepreneurs. Son produit FalaTap, lancé en mai 2026, transforme un smartphone en terminal de paiement.

La vitesse est remarquable : fondée en 2024, valorisée à 185 millions en série A en 2026. Le modèle est adapté au marché brésilien où WhatsApp est l'interface numérique dominante pour des dizaines de millions de petits commerçants. Haun Ventures, fonds fondé par l'ex-procureure générale de la FTC Katie Haun, a une thèse forte sur les infrastructures financières alternatives. Opération hors Europe mais intéressante comme signal de ce que le marché VC paie pour une fintech IA-native sur un marché émergent à forte pénétration mobile.

smartbax lève 6,3 M€ en pré-série A pour de nouveaux antibiotiques

smartbax (Munich, fondée en 2021) étend son tour pré-série A à 6,3 millions d'euros pour développer une nouvelle classe d'antibiotiques ciblant les bactéries Gram-négatives multirésistantes, via l'inhibition de la synthèse des lipopolysaccharides — un mécanisme jusqu'ici inexploité commercialement. Le ticket est modeste mais le problème est critique : la résistance antimicrobienne tue déjà plus d'un million de personnes par an dans le monde, et le pipeline industriel des grands laboratoires est quasi vide sur les nouvelles classes d'antibiotiques (la rentabilité insuffisante des anti-infectieux a vidé le secteur depuis vingt ans). Les fonds de ce type sont structurellement nécessaires pour maintenir un pipeline de découverte que le marché seul ne finance plus.

Nomerra lève 2 M$ pour automatiser les opérations des marchés privés

Source : tech.eu → · Secteur FinTech — 📬 s'abonner à la newsletter FinTech

Nomerra (Europe) lève 2 millions de dollars pour automatiser les opérations back-office des marchés privés — souscriptions, reporting, conformité — à destination des gérants de fonds alternatifs. Opération de petite taille, marché de niche mais réel : la complexité opérationnelle du private equity et de la dette privée est un frein à la démocratisation de la classe d'actifs, et les outils d'automatisation de ce segment restent fragmentés.

Omnea et Firedrop lancent un fonds pour les employés fondateurs en devenir

Source : tech.eu → · Secteur FinTech — 📬 s'abonner à la newsletter FinTech

Omnea (SaaS de gestion des achats) et Firedrop (VC) s'associent pour lancer un fonds dédié à financer les employés d'Omnea qui souhaitent créer leur propre startup. Le montant n'est pas précisé. Le modèle est original : une entreprise tech finance elle-même l'essaimage de ses talents plutôt que de les voir partir sans filet. C'est une réponse structurée au problème de rétention dans les scaleups européennes, et un pari sur le fait que les fondateurs issus de l'entreprise resteront dans l'orbite de l'écosystème.

Digiclean lève 2,5 M€ pour l'IA dans le nettoyage industriel

Source : tech.eu → · Secteur FinTech — 📬 s'abonner à la newsletter FinTech

Digiclean (Europe) lève 2,5 millions d'euros pour optimiser les opérations de nettoyage industriel par l'IA — planification des interventions, gestion des équipes, conformité réglementaire. Secteur peu glamour, mais le nettoyage industriel est un marché fragmenté, à forte intensité de main-d'œuvre et sous pression réglementaire croissante (traçabilité, certification). Les outils d'optimisation opérationnelle ont un ROI mesurable et rapide dans ce type de services.

Lucida AI lève 7 M$ en seed pour la traduction vocale en temps réel

Source : tech.eu → · Secteur FinTech — 📬 s'abonner à la newsletter FinTech

Lucida AI (Europe) lève 7 millions de dollars en seed pour développer une technologie de traduction vocale directe (speech-to-speech), sans passer par la transcription intermédiaire. Le marché de la communication multilingue en temps réel est en forte croissance — réunions internationales, service client, médical — et la suppression de l'étape de transcription réduit la latence et améliore la naturalité de la conversation. Opération seed classique dans un segment IA vocal encombré, mais avec une différenciation technique potentiellement défendable si la latence est effectivement réduite.

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