Analyse des opérations M&A & levée de fonds du 7 octobre 2026
Défense, fusion hollywoodienne, robotique humanoïde et logiciel souverain : une journée où le capital se repositionne sur ce qui résiste — l'essentiel décrypté pour décideurs et investisseurs.
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La journée du 7 octobre mêle des échelles et des logiques rarement réunies dans un même panorama : la finalisation d'un méga-deal à plus de 70 milliards d'euros dans les médias, une prise de participation bancaire franco-espagnole à caractère stratégique, des build-up dans le logiciel de gestion et les services multi-techniques, et une vague de levées françaises dans des segments très différents — virtualisation souveraine, optimisation de transport, fintechs B2B, cybersécurité, robotique humanoïde et fusion nucléaire. Ce qui traverse la journée sans l'unifier artificiellement : plusieurs sociétés rentables depuis des années font leur première levée, et plusieurs opérations de consolidation accélèrent dans des marchés en recomposition.
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- Clauser France
Spie acquiert Clauser France : l'électricité haute intensité au service de la décarbonation industrielle
Spie acquiert Clauser France : l'électricité haute intensité au service de la décarbonation industrielle
Source : groupe-ecomedia.com →
Spie, leader européen des services multi-techniques, a annoncé l'acquisition de 94 % de Clauser France, entreprise familiale savoyarde fondée en 1963, spécialisée dans la maintenance industrielle et la fabrication d'installations électriques haute intensité. Clauser France, dont le siège est à Saint-Jean-de-Maurienne avec une entité à Dunkerque, emploie une centaine de salariés et a réalisé un chiffre d'affaires proche de 22 millions d'euros en 2025. Ses clients incluent ArcelorMittal, ABB, Framatome, Rio Tinto, Schneider Electric et Vencorex. Le montant de la transaction n'a pas été communiqué.
Lecture stratégique : l'expertise de Clauser dans les procédés liés à la production et au traitement de l'aluminium — un métal dont l'électrolyse est l'un des processus industriels les plus énergivores — la positionne précisément sur le segment où la décarbonation industrielle crée le plus de demande en ingénierie électrique spécialisée. Pour Spie, qui accompagne l'électrification des sites industriels français, intégrer une PME reconnue sur ces procédés à haute intensité électrique, avec des références dans les métaux non ferreux et la chimie, élargit sa capacité d'intervention sur des chantiers que peu d'acteurs peuvent adresser.
- Paramount
Skydance : quand Hollywood rachète Hollywood pour ne pas mourir séparément
- OGI
SYXPERIANE acquiert OGI : premier build-up sous la bannière MBO+
SYXPERIANE acquiert OGI : premier build-up sous la bannière MBO+
SYXPERIANE, intégrateur de solutions ERP, CRM, SIRH et BI pour PME et ETI, implanté sur 10 agences en France avec 230 collaborateurs et environ 30 millions d'euros de chiffre d'affaires, acquiert OGI, société spécialisée dans le conseil, l'intégration et la formation autour de solutions SaaS depuis plus de 25 ans, avec 30 collaborateurs et près de 10 millions d'euros de chiffre d'affaires. OGI apporte des expertises en ressources humaines et en data, complémentaires à l'écosystème Cegid de SYXPERIANE. L'opération a été conseillée par AMA Partners, qui accompagne Laurent Fleury depuis le premier MBO de 2018. Il s'agit de la première acquisition réalisée depuis l'entrée de MBO+ au capital de SYXPERIANE en 2025 dans le cadre d'un LBO bis.
Lecture stratégique : dans l'écosystème des intégrateurs Cegid, la différenciation passe par la profondeur sectorielle et la couverture fonctionnelle. OGI renforce précisément les deux zones où la demande des PME et ETI est la plus forte — SIRH et Business Intelligence — sans dupliquer l'existant. La dynamique est classique dans les build-up PE : le premier rachat post-LBO sert autant à tester l'appareil d'intégration qu'à créer de la valeur directe.
- Carlyle
Adastra acquiert Infinite Services : une tête de pont en Europe centrale pour Carlyle
Adastra acquiert Infinite Services : une tête de pont en Europe centrale pour Carlyle
Adastra, société de conseil en données et intelligence artificielle employant plus de 2 200 professionnels sur trois continents, majoritairement détenue par Carlyle, a acquis Infinite Services, société polonaise spécialisée dans les données d'entreprise et l'IA, avec des opérations en Pologne, en Inde et aux Philippines. Infinite Services emploie plus de 100 professionnels de la donnée, a réalisé plus de 400 projets dans les secteurs bancaire, télécom et pharmaceutique, et détient le statut de Partenaire Premier Snowflake — elle a été désignée Partenaire de l'Année pour l'IA et le Cloud de données en Europe centrale et orientale par Snowflake pour 2025. Les conditions financières n'ont pas été divulguées. Infinite Services continuera d'opérer sous sa marque actuelle.
Lecture stratégique : l'acquisition établit la présence d'Adastra en Pologne tout en ajoutant une expertise Snowflake certifiée sur un marché — l'Europe centrale et orientale — où la demande de modernisation des données dans les grandes entreprises est forte et où les acteurs globaux ont encore peu de profondeur locale. La couverture 24h/24 sur les fuseaux UE, US et Asie-Pacifique apportée par les centres de livraison d'Infinite Services est un argument opérationnel concret pour des clients multinationaux.
- Groupe FSDV
B'CoWorker reprend un Buro Club à Angers : première croissance externe pour la marque du Groupe FSDV
B'CoWorker reprend un Buro Club à Angers : première croissance externe pour la marque du Groupe FSDV
B'CoWorker, marque de coworking et de bureaux opérés du Groupe FSDV, a repris le centre Buro Club situé en centre-ville d'Angers, au pied du château, le 2 octobre 2026. Le site de 610 m² propose 17 bureaux privatifs et 4 salles de réunion. Déjà en activité, il sera intégré au réseau B'CoWorker sans interruption de service, avec la même équipe, avant des travaux de mise aux normes de la marque. B'CoWorker exploitait déjà deux implantations dans la métropole angevine (Orgemont et Trélazé). Il s'agit de la première opération de croissance externe de la marque, qui s'était jusqu'ici développée dans des immeubles détenus par le Groupe FSDV.
L'opération est modeste en taille mais marque un changement de modèle : B'CoWorker signale qu'elle étudiera d'autres reprises de centres existants partout en France, en privilégiant des sites déjà opérationnels avec une clientèle établie — ce qui réduit le risque de ramp-up commercial.
- Chiesi Group
Chiesi finalise l'acquisition de KalVista : un médicament oral pour l'angiœdème héréditaire
Skydance : quand Hollywood rachète Hollywood pour ne pas mourir séparément
Paramount et Warner Bros. Discovery ont finalisé leur fusion pour 81 milliards de dollars (environ 72 milliards d'euros), donnant naissance à l'entité baptisée Skydance. L'opération, dette incluse, atteint près de 111 milliards de dollars. Le nouveau groupe réunit sous un même toit HBO Max, CNN, Discovery, Paramount+, CBS, et des franchises allant de Harry Potter à Top Gun en passant par Le Parrain. David Ellison, qui avait racheté Paramount l'an dernier pour 8 milliards de dollars via sa société Skydance, prend la direction du nouvel ensemble aux côtés de Ynon Kreiz.
La lecture évidente : deux studios historiques qui souffrent de la fragmentation du streaming se regroupent pour peser face à Netflix, Disney et Amazon.
Ce qui mérite d'être regardé de plus près, c'est la trajectoire de l'opération elle-même : Warner avait d'abord conclu un accord avec Netflix en décembre, puis Paramount a lancé une offre hostile sur l'ensemble du groupe, y compris CNN et Discovery — des actifs que Warner ne souhaitait pas vendre. Le fait que Netflix se soit retiré de la course après la surenchère de Paramount révèle moins une victoire industrielle qu'un calcul : Netflix n'avait pas besoin des actifs linéaires de Warner, il voulait le catalogue et les studios. Paramount a payé pour tout le reste. La vraie question pour les mois qui viennent est celle de l'intégration : réunir deux cultures, deux systèmes de distribution, deux bases d'abonnés et deux rédactions (CNN d'un côté, CBS News de l'autre) dans un seul groupe est un chantier d'une complexité rare. La taille n'est une force que si elle se traduit en économies réelles et en pouvoir de négociation avec les distributeurs — ce qui reste à démontrer.
BPCE entre au capital de Banco Sabadell : un corridor franco-espagnol, pas une fusion
Source : lefigaro.fr → · Secteur FinTech — 📬 s'abonner à la newsletter FinTech
BPCE a acquis une participation de 7 % dans Banco Sabadell, quatrième banque espagnole cotée à Madrid avec une capitalisation boursière de 16,5 milliards d'euros, pour un investissement de plus de 1,2 milliard d'euros. L'opération a été réalisée via des achats de titres sur le marché et des instruments financiers. BPCE obtiendra un siège au conseil d'administration de Sabadell, mais a explicitement indiqué ne pas avoir l'intention de dépasser 9,9 % du capital. Les deux groupes ont engagé des discussions pour identifier des domaines de coopération, avec l'objectif de les conclure début 2027.
Nicolas Namias, président du directoire de BPCE, a formulé l'ambition clairement : « créer une forme de corridor entre la France et l'Espagne pour les PME françaises, comme pour les PME espagnoles ». Les domaines identifiés couvrent la banque de financement et d'investissement via Natixis CIB, le leasing d'équipement, le crédit consommation avec Oney et Banco Primus, et l'accompagnement transfrontalier des clients. La coopération exclut explicitement la gestion d'actifs, Sabadell étant déjà lié à Amundi.
L'opération est plus lisible qu'il n'y paraît : BPCE ne cherche pas à absorber Sabadell, mais à construire une infrastructure de services partagés sur l'axe franco-espagnol, le deuxième corridor commercial de l'Union européenne. Pour une banque mutualiste dont la croissance organique en France est contrainte, l'Espagne — économie en bonne santé, PME dynamiques, marché du crédit en expansion — offre un levier que l'acquisition d'un acteur domestique ne pourrait pas fournir. La minorité de blocage implicite à 9,9 % et le siège au conseil donnent une influence sans le coût et la complexité d'une intégration complète. C'est une logique de réseau, pas de consolidation.
AA Investments poursuit ses rachats à la barre : The Socialite Family et une offre sur Rivedroite Paris
Source : capitalfinance.lesechos.fr → · Secteur FinTech — 📬 s'abonner à la newsletter FinTech
AA Investments, holding basée à Hong Kong et détenue par la famille franco-iranienne Goshayeshi, a repris la marque française de décoration The Socialite Family après validation par le tribunal des activités économiques de Paris, dans le cadre d'une procédure collective. La holding a également déposé une offre sur Forever Kids, société détenant la marque de sacs écoresponsables Rivedroite Paris. L'opération sur The Socialite Family a suscité la surprise de certains observateurs : selon Fashion Network, l'offre d'AA Investments était initialement moins-disante que celles des autres candidats (Symmetric, NV Gallery, Mopi Investissement).
Le montant n'est pas communiqué. Le contexte est celui d'une stratégie de rachats à la barre répétés en France, dont The Socialite Family constitue la dernière opération connue en date.
Chiesi finalise l'acquisition de KalVista : un médicament oral pour l'angiœdème héréditaire
Chiesi Group, groupe biopharmaceutique international de recherche certifié B Corp basé à Parme, a finalisé l'acquisition de KalVista Pharmaceuticals, société américaine cotée sur le Nasdaq, au prix de 27 dollars par action en numéraire. L'offre publique d'achat avait recueilli environ 77,8 % des actions en circulation ; le solde a été absorbé par fusion. KalVista est désormais une filiale à 100 % de Chiesi et a cessé d'être cotée.
L'actif central de l'opération est EKTERLY (sebetralstat), premier et unique traitement oral à la demande contre les crises d'angiœdème héréditaire (AEH) chez les adultes et adolescents de 12 ans et plus, déjà approuvé aux États-Unis, dans l'Union européenne, au Royaume-Uni, au Japon et dans d'autres régions. Des études sont en cours pour étendre son usage aux enfants de 2 à 11 ans. L'acquisition vient renforcer l'unité Maladies Rares de Chiesi.
Lecture stratégique : dans les maladies rares, la valeur se concentre sur les actifs déjà approuvés et commercialisés — le risque de développement est derrière, le travail est celui de l'accès au marché et de l'extension d'indication. EKTERLY, premier oral dans cette pathologie, bénéficie d'un avantage de premier entrant sur un segment où les alternatives sont toutes injectables. Pour Chiesi, l'opération est une acquisition de revenus récurrents dans une niche protégée, cohérente avec son positionnement sur les maladies rares.
Cognizant et SITA : transformation financière mondiale sur Oracle Fusion Cloud
Source : prnewswire.com → · Secteur B2B Software & Cloud — 📬 s'abonner à la newsletter B2B Software & Cloud
SITA, spécialiste mondial des technologies pour le transport aérien, a sélectionné Cognizant comme partenaire de mise en œuvre pour son programme de transformation financière baptisé SKY. Le programme vise à déployer une plateforme ERP cloud couvrant les processus financiers, d'approvisionnement et de chaîne d'approvisionnement dans plus de 200 pays et territoires, sur la base d'Oracle Fusion Cloud, avec intégration d'agents IA pour la planification, la prévision et la gestion de projet. Il ne s'agit pas d'une acquisition mais d'un contrat de services.
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- Wiremind
Wiremind lève 35 M€ après douze ans sans investisseur extérieur
Wiremind lève 35 M€ après douze ans sans investisseur extérieur
Wiremind édite des logiciels de revenue management, d'inventaire et de distribution pour les opérateurs de transport de passagers — ferroviaire, aérien — et pour l'événementiel sportif et culturel. Ses outils permettent à ses clients de piloter leurs capacités, leurs stocks et leur distribution, avec des modèles de machine learning développés en interne. Fondée en 2014 par Colin Girault-Matz et Charles Pierre, la société s'est développée pendant douze ans sur ses seuls résultats, sans jamais ouvrir son capital. Elle revendique plus de 80 clients, une croissance de 67 % de son chiffre d'affaires et une rentabilité continue depuis l'origine.
Elle lève aujourd'hui 35 millions d'euros en premier tour, avec l'entrée de trois investisseurs : IronWave (anciennement Wendel Growth), Bpifrance (via son fonds Large Venture) et Seaya Andromeda. Les deux cofondateurs restent majoritaires et conservent le contrôle. Les fonds seront utilisés pour accélérer l'expansion internationale — Amérique du Sud, Moyen-Orient, Asie-Pacifique — et pour intensifier les investissements en IA, notamment l'intégration de grands modèles de langage dans les moteurs de recommandation de prix et les outils d'aide à la décision.
Ce qu'il faut retenir ici n'est pas la levée en elle-même, mais ce qu'elle révèle sur la mécanique de la décision. Une société rentable depuis douze ans, avec des clients grands comptes dans le ferroviaire et l'aérien, n'a pas besoin de capital pour survivre — elle en a besoin pour aller plus vite qu'un marché qui change de vitesse. L'arrivée des LLM dans le revenue management n'est pas un gadget : elle permet à des acteurs plus petits d'adresser des segments de clients qui n'avaient pas les moyens d'un déploiement sur mesure. Wiremind lève au moment précis où son avantage accumulé — douze ans de données et de proximité client dans le transport — devient un actif différenciant face à des entrants qui n'ont que le modèle.
- Vates
Vates lève 30 M€ : l'alternative open source à VMware s'installe dans le Gartner
Vates lève 30 M€ : l'alternative open source à VMware s'installe dans le Gartner
Source : presse.bpifrance.fr →
Vates est un éditeur français de logiciels de virtualisation open source. Sa plateforme permet aux organisations de faire fonctionner plusieurs systèmes d'exploitation sur un même serveur physique, en conservant le contrôle de leur infrastructure et en limitant leur dépendance à un fournisseur propriétaire. Rentable et autofinancé depuis 2016, Vates est présent dans une centaine de pays et réalise 90 % de son chiffre d'affaires à l'export — l'Amérique du Nord représentant près de la moitié de son activité. En 2025, la société a enregistré une croissance de plus de 65 %. En 2026, elle apparaît pour la première fois dans le Magic Quadrant de Gartner consacré à la virtualisation, seul acteur français représenté.
Elle lève 30 millions d'euros auprès du fonds Growth d'IRIS et de Bpifrance (via son fonds Large Venture). Les fonds seront investis sur trois priorités : accélération technologique, développement commercial international et renforcement des équipes.
Le déclencheur de marché est clair : le rachat de VMware par Broadcom a conduit à une révision des modèles de licences et à une hausse des coûts pour les clients existants, poussant des milliers d'entreprises à réévaluer leurs choix d'infrastructure. Vates se positionne comme l'alternative souveraine, réversible et maîtrisable.
Ce qui distingue Vates d'une opportunité conjoncturelle, c'est la profondeur de la base installée construite avant que la fenêtre s'ouvre. Dix ans de rentabilité en open source dans un marché dominé par VMware signifient une communauté technique, une documentation, des intégrations et une confiance que les nouveaux entrants opportunistes ne peuvent pas acheter. La reconnaissance Gartner valide cette profondeur auprès des DSI des grandes entreprises qui ne peuvent pas se permettre de parier sur un éditeur sans visibilité. Pour un capital français ou européen cherchant une exposition au logiciel d'infrastructure souverain, Vates est l'un des rares acteurs à combiner ancrage open source, revenus récurrents réels et position géographique dominante hors de France.
- Pandektes
Pandektes lève 13,5 M€ en Série A : la base de données juridique européenne cherche à briser les frontières nationales
Pandektes lève 13,5 M€ en Série A : la base de données juridique européenne cherche à briser les frontières nationales
Source : sesamers.com → · Secteur Horizontal & Productivity SaaS — 📬 s'abonner à la newsletter Horizontal & Productivity SaaS
Pandektes, startup fondée à Copenhague en 2023 par Casper Laursen et Søren Brokær, collecte, organise et relie la législation, les décisions de justice et les actes administratifs de plusieurs pays, puis superpose des outils : assistant IA, rédaction de documents, add-in Word et API ouverte aux développeurs tiers. La plateforme est active au Danemark, en Allemagne et en Suisse. Elle revendique plus de 500 clients — cabinets d'avocats, entreprises et institutions publiques — moins de deux ans après son lancement, avec un taux de conversion des essais d'environ deux tiers et une croissance de revenus multipliée par six sur un an.
Elle lève 13,5 millions d'euros en Série A menée par Alstin Capital (Munich), avec la participation de PROfounders Capital et Scale Capital. Le total levé atteint 16,4 millions d'euros. Les fonds financeront l'expansion dans d'autres marchés européens et en Amérique du Nord, des recrutements et le développement de l'API.
Le marché de la recherche juridique en Europe est dominé par LexisNexis, Westlaw, C.H.Beck et Karnov — des bases de données décennales organisées par pays, pas par problème juridique transfrontalier. L'angle de Pandektes n'est pas de construire un meilleur LexisNexis national, mais de créer une couche de données juridiques qui traverse les frontières — ce que les acteurs établis n'ont ni l'architecture ni l'incitation à faire. Le taux de conversion à deux tiers sur les essais est le chiffre qui compte : dans une profession où les habitudes sont tenaces et les coûts de migration élevés, ce ratio indique que le produit résout un problème réel, pas un problème perçu.
- Cleavr
Cleavr lève 8 M€ en amorçage : automatiser le recouvrement pour réduire les défaillances d'entreprises
Cleavr lève 8 M€ en amorçage : automatiser le recouvrement pour réduire les défaillances d'entreprises
Cleavr, fondée en 2025 par Baptiste Nassoy, Arthur Guérin et Antoine Grenard, a développé une plateforme qui automatise l'ensemble du cycle d'encaissement des factures — suivi des échéances, identification des interlocuteurs, relances par email, téléphone ou SMS, gestion des litiges. La solution se connecte aux ERP et logiciels comptables existants. La société revendique une réduction de 37 % des délais de paiement et 40 % de trésorerie supplémentaire encaissée pour ses clients, avec une centaine d'entreprises clientes et une présence déployée en Espagne, Allemagne, Belgique, Italie et Royaume-Uni.
Elle lève 8 millions d'euros en amorçage, menés par Varsity (fonds fondé en 2024 par d'anciens de Société Générale et Serena), avec la participation de Portfolio Ventures, Kerala, Financière Saint James, Kima Ventures et Better Angle. La startup avait déjà levé 1 million d'euros six mois plus tôt. Les fonds serviront à étoffer les équipes commerciales et à accélérer le développement en Europe.
Les retards de paiement représentent près d'un quart des défaillances d'entreprises en France chaque année — le problème est massif et documenté. Ce que Cleavr apporte n'est pas un outil de facturation de plus, mais une automatisation de la relation de recouvrement : identifier le bon interlocuteur dans une organisation cliente, personnaliser la relance selon le contexte, escalader au bon moment. La proposition de valeur est mesurable en jours et en euros, ce qui raccourcit le cycle de vente. Pour un investisseur ou un dirigeant français, la question est celle de la différenciation durable : plusieurs acteurs adressent ce marché, et la barrière à l'entrée est moins technique que commerciale — la capacité à intégrer rapidement dans les flux existants des PME.
- Fleuret AI
Fleuret AI lève 4 M€ en pré-amorçage : le pentest en continu par agents IA
Fleuret AI lève 4 M€ en pré-amorçage : le pentest en continu par agents IA
Fleuret AI automatise les tests d'intrusion — des procédures qui consistent à simuler des attaques informatiques pour identifier les vulnérabilités d'un système — grâce à des agents IA. Au-delà de la détection, la société développe des outils pour prioriser les failles selon leur exploitabilité réelle, les intégrer aux outils des équipes techniques, retester automatiquement et générer des rapports de correction. Elle emploie une dizaine de personnes et compte parmi ses premiers clients Stoïk, Brevo et Yogosha. Son infrastructure est opérée depuis l'Europe.
Elle lève 4 millions d'euros en pré-amorçage, menés par RAISE Ventures, avec la participation d'Auriga Cyber Ventures, Wind, Better Angle et des business angels spécialisés en cybersécurité.
L'enjeu adressé est structurel : les tests d'intrusion manuels sont coûteux et ponctuels, ce qui les réserve aux grandes entreprises. Automatiser ce processus en continu permet d'étendre la cybersécurité offensive à des PME et ETI qui n'en ont jamais eu les moyens. Pour un capital ou un dirigeant attentif à la chaîne de valeur de la cybersécurité, Fleuret AI s'inscrit dans une tendance plus large : les outils de sécurité offensive, longtemps réservés aux équipes spécialisées, deviennent accessibles via l'automatisation — ce qui déplace la concurrence vers la qualité de la détection et la pertinence des correctifs proposés, pas seulement vers la vitesse du scan.
- Dealroom
Le panorama européen de la défense tech : un tournant structurel, pas un pic de cycle
- Neura Robotics
Neura Robotics vise 1 milliard d'euros pour lancer la production de robots humanoïdes
Neura Robotics vise 1 milliard d'euros pour lancer la production de robots humanoïdes
Source : akm.ru → · Secteur Industrial Tech & Manufacturing — 📬 s'abonner à la newsletter Industrial Tech & Manufacturing
Neura Robotics, startup allemande basée à Metzingen, développe des robots à usage industriel et défense, dont des robots humanoïdes conçus pour soulever des charges lourdes et automatiser des tâches répétitives. La société sert actuellement les secteurs automobile, éducation, aéronautique et santé, et vend des robots de transport pour usines ainsi que des bras robotiques. En janvier 2025, elle avait reçu des commandes de 1 milliard de dollars de la part de Kawasaki Heavy Industries et Omron, et avait levé 120 millions d'euros sous la gestion de Lingotto Investment Management (Exor), avec la participation du Volvo Cars Tech Fund.
Elle annonce son intention de lever jusqu'à 1 milliard d'euros (~1,1 milliard de dollars) dans un nouveau tour destiné à financer le lancement de la production de son robot humanoïde. La société est en concurrence avec Tesla, 1X Technologies (contrôlé par OpenAI), Figure AI et une cinquantaine de concurrents chinois.
Le marché des robots humanoïdes concentre aujourd'hui une quantité de capital disproportionnée par rapport au nombre de produits commerciaux réellement déployés. Ce que Neura vend déjà — robots de transport, bras robotiques — lui donne une crédibilité opérationnelle que la plupart de ses concurrents n'ont pas encore. La question posée par ce tour n'est pas technologique mais industrielle : qui sera capable de produire à l'échelle, et à quel coût unitaire ? Les commandes japonaises de 2025 sont un signal fort sur la demande, mais le passage de la commande à la livraison de masse reste le goulot d'étranglement de tout le secteur.
- Spiko
Spiko lève 90 M$ en Série B : les fonds monétaires tokenisés franchissent un seuil
Spiko lève 90 M$ en Série B : les fonds monétaires tokenisés franchissent un seuil
Source : cryptoast.fr → · Secteur FinTech — 📬 s'abonner à la newsletter FinTech
Spiko propose des fonds monétaires accessibles aux entreprises et à certains particuliers, investis dans des titres de dette à très court terme — bons du Trésor notamment — et émis sur blockchain sous forme de tokens. Les clients peuvent y souscrire via une application ou intégrer les fonds dans leurs propres services via API. La société est agréée par l'AMF et l'ACPR depuis janvier dernier.
Elle annonce une Série B de 90 millions de dollars (environ 83 millions d'euros), menée par NEA (New Enterprise Associates), avec la participation d'Index Ventures, Bpifrance, Speedinvest, Flourish Ventures et Wintermute Ventures, ainsi que d'investisseurs individuels dont Axel Weber, ancien président de la Bundesbank, et les fondateurs de Qonto. Le total levé depuis la création atteint 120 millions de dollars. Spiko gère désormais environ 2,7 milliards de dollars d'actifs pour plus de 10 000 clients dans plus de 25 pays, avec une croissance de plus de 15 % par mois. La société affirme dépasser BlackRock et Franklin Templeton sur le segment des fonds monétaires tokenisés en encours.
Les fonds serviront à lancer de nouveaux produits, ouvrir de nouveaux marchés et renforcer les équipes en Europe.
La proposition de Spiko repose sur un constat arithmétique simple : environ 50 000 milliards de dollars de trésorerie d'entreprises en Europe et aux États-Unis sont placés à des taux quasi nuls, alors que les bons du Trésor rapportent plusieurs points. Chaque point manqué représente, selon la société, 500 milliards de dollars de rendement perdu chaque année. La tokenisation n'est pas ici un argument technologique pour lui-même : elle permet la liquidité instantanée, la divisibilité et l'intégration API que les fonds monétaires traditionnels ne peuvent pas offrir à des PME ou des startups. La présence de Wintermute Ventures — acteur de la liquidité on-chain — aux côtés d'Index et de NEA dit quelque chose sur la nature hybride du projet : ni pure fintech, ni pure crypto, mais une infrastructure de trésorerie qui utilise la blockchain comme rail, pas comme finalité.
- Etched
Etched : valorisation doublée en deux mois, le marché des puces IA s'emballe
Etched : valorisation doublée en deux mois, le marché des puces IA s'emballe
Etched conçoit des puces et des systèmes matériels complets dédiés à l'inférence IA — c'est-à-dire au calcul qui se produit lorsqu'un utilisateur soumet une requête à un modèle. La startup de quatre ans, fondée par des anciens de Harvard, emploie environ 400 personnes dont 15 % sont d'anciens ingénieurs de Nvidia. Elle a fait fabriquer son premier chip de test chez TSMC et exploite un datacenter de 10 mégawatts en Californie. En juillet, elle avait levé 300 millions de dollars à une valorisation de 10,3 milliards de dollars (Sequoia). En septembre, elle avait levé 700 millions de dollars supplémentaires à 21 milliards de dollars, avec Jane Street comme meneur — qui est aussi client et a pris livraison d'un système.
Elle reçoit désormais des offres non sollicitées de nouveaux investisseurs valorisant la société entre 40 et 50 milliards de dollars (~36 à 46 milliards d'euros), soit plus du double de sa valorisation de septembre. Etched n'a pas confirmé de nouveau tour ; les discussions sont décrites comme préliminaires. La société aurait déjà sécurisé 1 milliard de dollars de commandes clients.
Ce qui se passe chez Etched est moins une levée qu'un test de marché en temps réel. Deux tours successifs en trois mois, chacun doublant la valorisation, avec un client-investisseur de premier plan (Jane Street) : le signal envoyé n'est pas seulement technologique, il est positionnel. Dans la course aux puces d'inférence, la fenêtre pour s'imposer comme alternative crédible à Nvidia est étroite — elle se ferme dès que les acteurs en place consolident leurs parts de marché. Les offres à 40-50 milliards traduisent moins une certitude sur les fondamentaux qu'une prime sur l'optionalité : le droit de participer si Etched tient sa promesse. Pour un investisseur institutionnel européen, l'opération est hors de portée directe, mais elle documente la dynamique de valorisation dans la couche matérielle de l'IA — un marché que peu d'acteurs non américains adressent.
- Type One Energy
Type One Energy lève 200 M$ pour son stellarateur commercial en Tennessee
Type One Energy lève 200 M$ pour son stellarateur commercial en Tennessee
Source : esgtoday.com → · Secteur Climate & Energy Tech — 📬 s'abonner à la newsletter Climate & Energy Tech
Type One Energy, fondée en 2019 à Knoxville (Tennessee), développe une technologie de fusion nucléaire par stellarateur — un dispositif en forme de tore qui lève magnétiquement un plasma ionisé à très haute température pour déclencher la fusion. La société travaille sur le Projet Infinity sur le site de Bull Run de la Tennessee Valley Authority : Infinity One est un prototype d'ingénierie, Infinity Two est une centrale commerciale de 400 MWe planifiée. Elle avance également un second projet via le UK Infinity Fusion Consortium, avec Tokamak Energy, AECOM, Sheffield Forgemasters et Barclays. Elle a reçu une licence d'exploitation initiale de l'État du Tennessee.
Elle lève 200 millions de dollars (~184 millions d'euros) en Série B, co-menée par Breakthrough Energy Ventures (Bill Gates) et Clutterbuck Capital, avec la participation de Lowercarbon Capital, Siemens Energy Ventures, SiteGround Capital et d'autres. Le total levé depuis la création atteint 400 millions de dollars.
La fusion par stellarateur a longtemps été considérée comme techniquement supérieure au tokamak en termes de stabilité du plasma, mais industriellement plus difficile à construire. Ce qui change ici, c'est moins la physique que le calendrier institutionnel : une licence d'exploitation délivrée par un État américain, un site identifié chez un opérateur public (TVA), et un partenariat industriel au Royaume-Uni constituent une séquence de validation réglementaire que peu de projets de fusion ont franchie. La présence de Siemens Energy Ventures — acteur industriel de la conversion d'énergie — aux côtés des fonds climatiques dit que le projet est désormais regardé comme un déploiement, pas seulement comme une recherche.
👔Nominations & prises de poste · 33 dans l'édition · 1 évaluable au cockpit
- SNCFlesechos.fr
Nominations chez Urgo, Kering, SNCF, Crédit Coopératif et ...
📰Actualités du jour · 00 évaluables au cockpit
Le panorama européen de la défense tech : un tournant structurel, pas un pic de cycle
Une note de cadrage sur la dynamique de fond, à partir des données Dealroom publiées cette semaine : les startups de défense européennes sont en passe de lever un total record de 9,7 milliards d'euros (~10,5 milliards de dollars) sur l'ensemble de 2026, soit environ quatre fois le montant de 2025. À fin septembre, 7,4 milliards de dollars avaient déjà été levés, portés par des méga-tours — dont le tour de Série E de 1,8 milliard de dollars de l'allemand Helsing en juillet. Les drones et systèmes autonomes concentrent 74 % des financements dans l'UE. L'Allemagne domine avec 3,5 milliards de dollars levés, devant le Royaume-Uni et la France — où Harmattan AI figure parmi les acteurs cités. La part de l'UE dans le financement mondial des startups de défense est passée de 15 % à 21 % en un an, pendant que la part américaine tombe à son plus bas historique (75 %).
Ce qui distingue ce mouvement d'un simple effet d'annonce budgétaire, c'est la structure des tours : plus de 85 % du capital est concentré dans des méga-rounds, ce qui signifie que les investisseurs ne saupoudrent pas — ils misent sur des acteurs capables de passer à l'échelle industrielle. Pour un investisseur ou un dirigeant français, la question concrète est celle de l'accès : la plupart de ces tours sont fermés à des cercles restreints d'investisseurs institutionnels et souverains. Mais la dynamique crée des opportunités indirectes — fournisseurs, sous-traitants, intégrateurs — dans des secteurs adjacents où la demande de défense devient un client de référence.
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Écartés du jour · 150 (avec raison)
- NUTS — M&A incomplet — acquéreur ou cible non identifié
- Foncia — déjà couvert
- Fusions-acquisitions — déjà couvert
- NorthStar Ciel & Terre — déjà couvert le 6 days ago
- RYDGE Conseil — déjà couvert
- French Startup Funding — déjà couvert
- Ghost — déjà couvert
- Fleuret AI — déjà couvert le 2 days ago
- C-Clerc — déjà couvert le 6 days ago
- Falcon — déjà couvert
- Mirova — déjà couvert
- Premarket Movers — M&A incomplet — acquéreur ou cible non identifié
- CrestOptics — déjà couvert
- Papyrus — déjà couvert
- Grifols — rumeur au conditionnel — ne compte pas
- ODP — déjà couvert
- Rodinia — déjà couvert
- Headline — déjà couvert
- CEE Startup Funding News in October 2026 — déjà couvert
- DCK — déjà couvert
- WinterPark Engineering — déjà couvert
- OSCP — déjà couvert
- CFNEWS — déjà couvert
- OLENBEE — déjà couvert
- Sunday — déjà couvert
- Or : les taux pèsent, mais les fusions-acquisitions font leur ... — déjà couvert
- Levée de fonds - J'aime les startups — déjà couvert
- Global M&A deal rush fades in third quarter as rising ... — déjà couvert
- Deals Market Headlines | Breaking Stock Market News | Reuters — M&A incomplet — acquéreur ou cible non identifié
- List of Funded Pre-Seed Stage Startups (2026) — déjà couvert
- Top Pre-Seed Investors — déjà couvert
- Seed Funding Tracker — Recent Seed Rounds & Funding Alerts — déjà couvert
- 10 Federal Formalizes Executive Leadership Team in ... — M&A incomplet — acquéreur ou cible non identifié
- France startup funding in Q2 2026 — €2.1B across 76 rounds ... — déjà couvert
- Eurex mise sur un fonds bancaire pour consolider — M&A incomplet — acquéreur ou cible non identifié
- The Vogue Business Funding Tracker — M&A incomplet — acquéreur ou cible non identifié
- Audiences YouTube : 24h après sa sortie, quel score pour ... — M&A incomplet — acquéreur ou cible non identifié
- Petloy — M&A incomplet — acquéreur ou cible non identifié
- Semaine bleue 2026 : recréer du lien contre l'isolement — M&A incomplet — acquéreur ou cible non identifié
- Criteo — rumeur au conditionnel — ne compte pas
